Un Français sur deux pratique l'automédication. Bien encadrée, elle est utile. Mal maîtrisée, elle peut être dangereuse. Voici les pièges les plus fréquents.

Ne pas cumuler les molécules
L'erreur classique : associer un « anti-douleur » et un « anti-grippe » qui contiennent tous deux du paracétamol. Le surdosage peut provoquer une hépatite grave dès 8 grammes par jour.
Vérifiez systématiquement la composition, pas seulement le nom commercial. Votre pharmacien peut confirmer la compatibilité avant l'achat.
Respecter les indications
Un antitussif contre une toux grasse peut aggraver la situation en empêchant l'évacuation des sécrétions. Un anti-diarrhéique pris d'emblée peut prolonger une gastro-entérite.
Chaque médicament de comptoir a des indications précises et des contre-indications listées sur la notice. Lisez-la avant de commencer un traitement.

Savoir quand consulter
L'automédication ne convient qu'aux affections mineures et de courte durée. Au-delà de 3 à 5 jours sans amélioration, ou en cas d'aggravation, la consultation devient indispensable.
Certaines populations doivent être particulièrement prudentes : femmes enceintes, enfants, personnes âgées, patients sous plusieurs médicaments chroniques.
Cet article a une visée d’information générale et ne remplace pas un avis médical personnalisé. En cas de doute, consultez votre pharmacien ou votre médecin.