Compléments alimentaires pour la périménopause : que choisir

Une femme tenant une poignée de compléments alimentaires et un flacon sombre, en extérieur.

Pendant la périménopause, beaucoup de femmes se demandent si un complément alimentaire peut les aider à mieux vivre cette période.

Entre les produits proposés et les avis trouvés en ligne, il est difficile de savoir lequel choisir, ou s’il vaut la peine d’en prendre un.

Cet article vous indique quoi regarder selon votre symptôme, et comment juger les avis en ligne.

Lequel choisir selon votre besoin et votre profil

Le bon complément dépend du symptôme que vous voulez soulager et de votre profil. Des règles irrégulières, des bouffées de chaleur, un sommeil perturbé ou de l’irritabilité n’appellent pas le même choix.

Pour les os, commencez par l’alimentation, qui apporte d’abord le calcium. La vitamine D ne se prend que si un besoin a été repéré.

Pour un sommeil perturbé, voyez ce qu’il faut savoir sur la mélatonine avant de choisir.

Critère Vitamine D3 Magnésium Oméga-3 Isoflavones Actée à grappes noires
Besoin visé Os Symptômes précis Apport général Bouffées Bouffées
Prix par mois 5 à 15 € 8 à 20 € 6 à 15 € 10 à 25 € 10 à 25 €
Précaution Besoin repéré d’abord Pas de cumul, avis si médicaments Lire EPA et DHA Avis médical avant Avis médical avant
Le prix ne prouve rien

Un produit plus cher n’est pas forcément plus efficace. Pour un complément « spécial ménopause », demandez l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien avant de l’acheter, car ces produits peuvent interagir avec un médicament.

Vitamine D : le choix le plus solide pour la santé osseuse

La vitamine D aide à garder des os en bonne santé. Elle vient de l’alimentation et du soleil sur la peau. Pour un adulte, la référence est de 15 µg par jour.

Le calcium fait aussi partie du tableau : produits laitiers, certaines eaux minérales, aliments enrichis. Pour comparer les formes avec vitamine K2, consultez les bienfaits de la vitamine D3 K2 pour vos os.

La dose dépend du produit et de votre situation : suivez l’ordonnance ou demandez l’avis d’un professionnel de santé avant de commencer.

Ne cumulez pas la vitamine D

Un excès de vitamine D fait monter le calcium dans le sang, ce qui peut atteindre les reins ou le cœur. Si vous prenez déjà un produit qui en contient, vérifiez sa dose avant d’en ajouter un autre, car le cumul peut dépasser la limite de sécurité. Ne dépassez jamais la dose conseillée par votre professionnel de santé.

Magnésium : une option à doser avec précaution

Le magnésium est un minéral utile pour certains symptômes précis. Mais il n’a pas d’effet démontré sur les bouffées de chaleur.

Pour le dosage, la limite de sécurité est de 250 mg par jour, pour les compléments et certaines formes ajoutées aux aliments ou boissons. Additionnez donc tous vos produits avant de dépasser ce seuil.

Pour savoir quelle quantité vous prenez, voyez la forme bisglycinate du magnésium et vérifiez ces points :

  • Cherchez la quantité de magnésium élémentaire sur l’étiquette, et non la masse du composé comme le bisglycinate ou l’oxyde.
  • Des troubles digestifs, notamment de la diarrhée, signalent une dose trop élevée.
  • Si ces troubles apparaissent, arrêtez le produit et demandez conseil à votre pharmacien.
Cumul de magnésium

N’associez pas plusieurs produits contenant du magnésium sans vérifier la dose totale. Si vous prenez un médicament ou si vous avez une maladie chronique, demandez conseil à un professionnel de santé.

Sauge officinale : un usage traditionnel contre la transpiration

La sauge officinale a un usage traditionnel pour soulager temporairement les sueurs excessives liées à la ménopause. Cet usage ne prouve pas qu’elle traite tous les symptômes.

Si vous avez plus de 45 ans et que d’autres signes apparaissent, voyez les signes précoces de la périménopause.

Suivez la dose qui correspond à la forme de sauge que vous prenez :

  • Tisane : 2 g de feuilles dans 150 ml d’eau bouillante.
  • Extrait sec au rapport 4 à 7:1 : 80 à 160 mg, trois fois par jour. Cette dose ne vaut que pour cet extrait.
  • Extrait liquide au rapport 1:3,5 à 5 : 0,5 à 1 ml, trois fois par jour.
Sauge : prudence

Une allergie à la sauge contre-indique son usage. Si les symptômes s’aggravent, arrêtez et demandez conseil à un professionnel de santé.

N’avalez jamais d’huile essentielle sans avis médical. Une grande quantité peut causer des convulsions.

Oméga-3 : utiles en général, mais pas un traitement des bouffées de chaleur

Les oméga-3 ne sont pas un traitement établi des bouffées de chaleur. Les études sur le sujet donnent des résultats différents d’un essai à l’autre, et l’essai de 12 semaines n’a pas montré de baisse significative des bouffées.

Les poissons et fruits de mer peuvent faire partie d’une alimentation variée. Si vous suivez un traitement, demandez conseil à un professionnel de santé avant d’en prendre. Pour leurs autres effets, voyez ce qui est réellement démontré.

Lire l’étiquette des oméga-3

Ce qui marche

Cherchez les quantités d’EPA et de DHA indiquées pour une dose journalière.

À éviter

Ne vous fiez pas au seul total d’huile de poisson : il ne dit pas combien d’EPA et de DHA contient la dose.

Ce qui marche

Additionnez les quantités d’EPA et de DHA pour connaître l’apport réel de la dose journalière.

À éviter

Ne prenez pas plusieurs gélules pour atteindre une quantité avant d’avoir lu la dose journalière indiquée sur l’emballage.

Isoflavones de soja : des résultats hétérogènes et une prudence particulière

Les isoflavones de soja sont des phytoestrogènes, c’est-à-dire des substances végétales qui peuvent agir comme les œstrogènes. Leur effet contre les bouffées de chaleur n’est pas démontré de façon rigoureuse.

Les doses varient d’un produit à l’autre. Regardez la quantité d’isoflavones par dose journalière, et ne dépassez pas celle de l’emballage. Comme ils peuvent présenter des risques proches de ceux des œstrogènes, prenez-les seulement sous contrôle médical.

Cancer hormonodépendant : avis médical d’abord

Les compléments de phytoestrogènes sont déconseillés aux femmes ayant des antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein. Si vous avez eu un cancer hormonodépendant, demandez un avis médical avant toute prise.

Les isoflavones peuvent aussi interagir avec les traitements hormonaux, dont le tamoxifène, prescrit contre le cancer du sein. Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant d’en prendre avec un tel traitement.

Actée à grappes noires : une piste discutée, avec des interactions à connaître

L’actée à grappes noires est discutée pour les bouffées de chaleur. Les produits « spécial ménopause » ont souvent une efficacité insuffisamment démontrée.

Tous les extraits ne se valent pas. La dose dépend de la plante, de la préparation et de la méthode d’extraction, donc deux produits ne se remplacent pas. Suivez l’étiquette et demandez conseil à un professionnel de santé.

Dans les situations suivantes, demandez un avis avant de prendre de l’actée :

  • Vous prenez du tamoxifène ou une autre hormonothérapie.
  • Vous prenez un autre médicament, car le complément peut interagir avec lui.
  • Vous avez eu une atteinte du foie : demandez un avis médical avant la première prise.

Si les bouffées gênent fortement

  1. Prenez rendez-vous avec votre médecin

    C’est fait quand la date est notée.

  2. Demandez une évaluation des bénéfices et des risques

    Un traitement hormonal peut être envisagé au cas par cas.

Le bon complément dépend du symptôme visé et de votre profil. Contre les bouffées de chaleur, aucun n’est démontré de façon rigoureuse.

Prenez donc rendez-vous avec votre médecin ou votre pharmacien avant tout achat, surtout si vous prenez un médicament ou si vous avez eu un cancer hormonodépendant.